Steve Hill remporte 2 trophées Lys Blues

Les quelques centaines de personnes qui ont assisté à ce gala ont eu droit à un événement sans clinquant, mais plein d’âme, et en sont ressortis avec une connaissance accrue du milieu du blues actuel. L’occasion était belle aussi d’y découvrir les nouveaux noms à surveiller, tout en bénéficiant de plusieurs performances éclatantes. Parmi elles, celle du Trifluvien d’origine Steve Hill, en milieu de soirée, a littéralement fait lever la foule, et pour cause.

Seul sur scène, il est devenu homme-orchestre le temps de livrer trois pièces en jouant de la batterie avec ses pieds et avec une baguette placée au bout du manche de sa guitare électrique. Au sortir de cette performance, plus aucun doute possible sur le trophée qu’il venait tout juste de récolter dans la catégorie Performance artistique de l’année.

Pour Steve Hill, il s’agissait alors d’un 14e trophée en 12 éditions, ce qui égalait du coup le record de l’harmoniciste Guy Bélanger. Or, le Trifluvien a dépassé la marque, plus tard en soirée, en allant aussi cueillir le prix de l’Artiste blues de l’année, devenant ainsi l’artiste le plus récompensé de ce gala à ce jour. Du côté féminin, c’est Angel Forrest qui a récolté les honneurs de l’Artiste de l’année du côté féminin, mais la dame était absente dimanche soir puisqu’elle était en spectacle à l’extérieur.

Le tout premier trophée de la soirée avait précédemment été remis à Marc-Antoine Braney, qui a raflé les honneurs dans la catégorie des artistes de la relève, lui qui évolue pour le groupe Brian & the Bluestorm. Cette même formation a connu une soirée riche en émotions dimanche en remportant le prix Groupe Révélation ainsi que celui du Spectacle de l’année.

Ce groupe est mené par Bryan Tyler, que le public a connu l’an dernier dans le première édition de l’émission La Voix. «Ça fait des années que je viens dans ce gala et c’est la première fois que je mets une main sur un Lys», se réjouissait Brian Tyler au moment de cueillir le premier trophée de son groupe.

Dans la catégorie Cabaret, Nancy Desmarais est montée sur scène pour aller cueillir le trophée alors que le titre de l’Auteur-compositeur de l’année a été attribué à Dawn Tyler Watson et Paul Deslauriers, pour l’album Southland.

Cet album a d’ailleurs été reconnu deux fois plutôt qu’une puisque qu’il a aussi été sacré Album blues et styles associés, permettant au tandem Watson et Deslauriers de récolter leur deuxième prix de la soirée. Or, un autre album a été honoré dimanche, celui d’Angel Forrest intitulé Mother Tongue Blues et sacré dimanche meilleur album blues de l’année.

Enfin, il est à souligner que ce type de gala accorde une belle place aux musiciens de soutien puisque cinq trophées leur sont dédiés pour leur performance musicale. Dimanche, ces honneurs sont revenus aux Trifluviens d’origine Jean-Philippe Comeau et Michel Hains, respectivement guitariste et claviériste pour Brian & The Bluestorm; à Denis Coulombe, guitariste d’Angel Forrest; à Sam Harrisson, batteur du Paul Deslauriers Band, ainsi qu’à Bernard Deslauriers, batteur du Bob Walsh Blues Bland.

La portion hommage de la soirée a permis au public de témoigner d’un autre beau moment et d’entendre le témoignage du musicien Guy Bélanger, collaborateur et ami de Nanette Workman. Il l’a d’ailleurs accompagnée par la suite sur scène pour l’une des trois pièces que la dame du blues a offertes pour cette soirée.

Rappelons que ce gala a été créé il y a 12 ans pour compenser l’absence de catégories blues au Gala de l’ADISQ et que c’est au public que l’on demande de trancher. Les gagnants de dimanche soir ont effectivement été déterminés par le public, qui était invité cette année à voter gratuitement, via le site Internet du Trois-Rivières en blues.