Journal de Montréal: Steve Hill, un groupe à lui seul

Plusieurs amateurs de blues et de rock étaient réunis au Petit Olympia, rue Amherst à Montréal, mercredi soir, pour le lancement du nouvel album de Steve Hill, «Solo Recordings Volume 2».

Le véritable homme-orchestre a ébloui l’assistance avec ses multiples talents. Celui qui avait déjà testé la formule de one-man band sur Solo Recordings Volume 1 a poussé l’expérience encore plus loin. Cette fois-ci, il chante, joue de la guitare et de l’harmonica alors que ses pieds contrôlent une grosse caisse, une caisse claire et des cymbales.

«J’ai pris beaucoup d’expérience pendant la tournée du volume 1», a mentionné le musicien, qui a donné près de 170 spectacles lors de cette tournée.

«Maintenant, je suis capable de vraiment recréer un groupe, je fais des choses que je n’aurais même pas cru possible avant», a-t-il ajouté.

Jamais eu autant de succès

Onze pièces figurent sur ce nouvel album, dont neuf compositions originales et deux reprises de classiques blues des années cinquante.

L’album devait originalement voir le jour en octobre, mais Steve était trop occupé à jongler avec ses nombreux spectacles. Il avait tout de même sorti un EP Solo Recordings Volume 1 ½ pour contenter ses admirateurs. Le nouveau volume comporte neuf nouvelles chansons qui ne figuraient pas sur le mini-album.

«Je n’avais pas envisagé le succès que le volume 1 a eu. Pour moi, c’était un «side project», mais ça a finalement pris toute la place et mes affaires n’ont jamais si bien fonctionné», a raconté le guitariste, qui a déjà partagé la scène avec des grands du blues comme Ray Charles, B.B King et Johnny Lang.

Pour ce nouvel album aux sonorités blues, rock, folk et country, Steve Hill a décidé, une fois de plus, d’enregistrer tous les instruments en simultané, de manière «live» : «Je trouve que je chante mieux quand je fais tout en même temps. Quand je chante sans jouer, je pense trop», a raconté le musicien qui cumule plus de 15 ans de carrière.

Plusieurs vedettes pour le musicien

Plusieurs personnalités artistiques s’étaient déplacées pour assister au lancement du musicien. «Pour moi, c’est le « Guitar Hero » du Canada, personne ne l’accote», a déclaré la chanteuse Anik Jean. Une opinion partagée par Rémi-Pierre Paquin : «Son jeu de guitare est malade mental ! J’aime son côté « roots »», a-t-il mentionné.

Pour Jean-Marc Couture, Steve Hill représente une grande inspiration : «J’ai toujours été un grand fan de lui. J’aimerais beaucoup travailler avec lui», a soutenu le chanteur.

Si rien n’a encore été signé, des spectacles à l’étranger pourraient bien s’ajouter à l’agenda de Steve Hill dans les prochains mois. L’homme-orchestre confirme l’intérêt de certains diffuseurs situés à l’extérieur du pays, mais ne peut en dire plus pour l’instant.

D’ici là, une quinzaine de spectacles sont prévus pour lui du 12 au 30 mars. Il prendra ensuite quelques semaines de vacances pour reprendre, au mois de mai, sa tournée québécoise et ontarienne.

Solo Recordings Volume 2 est disponible depuis le 4 mars.

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